vendredi 10 septembre 2010





L’escadron 646 CASTOR des cadets de l’air :

plus d’un demi-siècle de présence à La Tuque

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Le 19 juillet dernier, un groupe de jeunes cadets et cadettes partaient pour Bagotville pour le camp d’été annuel, poursuivant une tradition qui remonte à 1958, quand de jeunes Latuquois passèrent une quinzaine de jours à Clinton, en Ontario.

Le premier camp d’été de l’escadron 646 CASTOR, à Clinton, en Ontario.

Debout : Gaston Fortin, Lloyd Tarrant, Georges Hardy, Louis Lejeune, instructeur, Wayne Olsen, Keith Gorham, Réjean Berman, René Haché.

À l’avant : Michel Veillette, Keith Gorham, Don Tedstone, Gérald Bellavance, Guy Veillette, Jacques Dufour, Marcel Tousignant, Richard Riverin

Photo aimablement fournie par Keith Gorham

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L’idée d’implanter un groupe de cadets à La Tuque avait germé dans l’esprit des membres de l’Association des anciens de l’Aviation canadienne, dès novembre 1955.

J’ai trouvé dans quelques extraits de la presse de l’époque des éléments de la chronologie des premières années du mouvement à La Tuque.

Novembre 1955.

William A. Bishop, alors président de l’Association des anciens de l’Aviation, aile de La Tuque, est invité à se rendre à Montréal pour en apprendre sur le mouvement des Cadets de l’Air.

Été 1957

L’escadron est établi et on entreprend de recruter des cadets.

Août 1957

À l’occasion de la présentation des participants à la 24e Classique internationale de canots et de la pesée de leur embarcation, le maire de l’époque, Onésime Dallaire, reçoit à l’hôtel de ville les trois candidates au titre de «Reine des Cadets de l’air», : Jacqueline Bouchard, Jeannine Desjardins et Jacqueline Roy. Les trois jeunes filles participent ensuite à un concert de l’Harmonie de LT et y font valoir leur talent de chanteuse.

3 novembre

Au cours d’une soirée dansante, on annonçait que 47 membres avaient été recrutés, et on y dévoile le nom de la reine élue : Jacqueline Roy, fille d’Oscar Roy.

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Les premiers officiers dirigeants de l’escadron étaient Claude Panneton, le commandant, assisté de A. W. Bishop et de Jean-Claude Houle. La formation des cadets était assurée par deux instructeurs civils : Jacques Bélanger et Louis Lejeune.

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3 mai 1958

La première inspection du groupe, tenue dans la cour de l’école Saint-Zéphirin, impressionne vivement les gens de l’ARC et les gens venus y assister, dont le président de l’Association RCAFA locale, Joseph Tardif.

Le lendemain, mœurs de l'époque, les jeunes gens font un pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine. Le voyage est complété par une visite de la base de radar de Trois-Rivières.

29 juin 1958

L’escadron remplit ce qui fut sans doute l’une de ses premières «fonctions» officielles. Ses membres forment une haie d’honneur lors de l’inauguration de l’édifice fédéral, rue Saint-Joseph, qui hébergeait alors le bureau de poste et le centre de main d’œuvre. La cérémonie est présidée par le ministre de la Défense d’alors, et le maire Dallaire, tout juste réélu par acclamation.

L’édifice de la rue Saint-Joseph, devenu l’hôtel de ville, fut bâti au coût de 936959,58 $ !

12 juin 1958

L’escadron des cadets du Cap-de-la-Madeleine est de passage à La Tuque pour participer à un défilé avec les gars de La Tuque et les membres de l’Harmonie.

1er juillet

En compagnie de l’Harmonie de La Tuque, les cadets participent à un défilé dans le cadre du lancement de la troisième exposition commerciale organisée par la filiale locale de la Légion canadienne.

3 mai 1959

Deuxième inspection des cadets, à l'aéroport de La Tuque.

L’excellence des membres de l’escadron Castor leur a valu le trophée Montcalm, deux années de suite. Sur la photo, le commandant du groupe, Claude Panneton reçoit le trophée. À droite, Herbie Monahan, de l'Aile 312 des anciens de l'Aviation et président du comité civil des Cadets.

7 juin 1959Visite de Québec. Georges Dion (3) et Herbert Monahan (2) accompagnaient les cadets. Archives de Jean Cantin

1960

Parmi les activités des cadets, des cours de natation donnés par l'instructeur civil, Jacques Bélanger, à la piscine du Community Club. À sa gauche, Réjean Berman. Archives de Jean Cantin

Juin 1961

Dans le cadre du cinquantenaire de la ville, les cadets de l'Armée de l'école secondaire Champagnat et les cadets de l'Air participe à une cérémonie officielle devant le monument du Sacré-Coeur, où se trouvait aussi le buste érigé à la mémoire d'Eugène Corbeil.
Sur la photo, les cadets Robert Cantin et Roger Collin déposent une couronne de fleurs. À droite, le maire Onésime Dallaire, qui en est à l'une de ses dernières participations protocolaires, puisqu'il sera défait par Lucien Filion à l'élection municipale du 3 juillet.
Photo aimablement fournie par Pierre Cantin.

28 avril 1962

L'une des sources de revenus des Cadets provenait de la vente de rubans à l'effigie du corps des cadets, lors d'une journée appelée «Tag Day», jour de collecte. Les cadets arpentent les rues de la ville, sollicitant un don contre lequel ils remettent un insigne.

26 mai 1962


À l'occasion de son inspection annuelle, l'escadron reçoit sa charte.

20 décembre 1964

Soirée dansante organisée par les Cadets. C'est également l'occasion d'annoncer la promotion de trois d'entre eux : Ronnie Ouellette, Guy Beaulieu et Jeannot Cayer. Les officiers sont Émile Cantin, Claude Panneton et Camille Danis.

30 et 31 mai 1965
Une fin de semaine chargée pour les Cadets, qui visitent la base de Saint-Hubert, assistent à un spectacle de cirque au Forum de Montréal, en plus de survoler la ville et de visiter l'aéroport international de Dorval.

Été 1965

Camp d'été 1965.
Les officiers accompagnateurs : Roger Lapointe , alors vicaire à la paroisse Saint-Zéphirin dont il sera nommé curé en août 1983, et Émile Cantin. Archives de Jean Cantin

Août 1966

Camp d'été à Saint-Jean-d'Iberville. Les officiers accompagnateurs sont Émile Cantin et Georges Dion.

Été 1968 (?)

Camp annuel à Saint-Jean-d'Iberville. Officiers accompagnateurs : Émile Cantin, Georges Dion et Jacques Lavoie. Archives de Jean Cantin

Été 1969
Saint-Jean-d'Iberville. Émile Cantin et Georges Dion accompagnaient les cadets. Archives de Jean Cantin

Été 1971

Inspection annuelle dans la cour de l'école Eugène-Corbeil, boulevard Ducharme.
Deuxième de la gauche, le conseiller municipal Marcel Roy; le curé Louis Caron, Odin Olsen, du comité civil des Cadets et l'adjudant Émile Cantin. Archives de Jean Cantin


Vers 1970

Camp d'été à Bagotville. Les officiers : Georges Dion et Émile Cantin.
Archives de Jean Cantin


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L’intendance ou la gestion du groupe

Parmi les nombreux Latuquois qui, depuis 1958, ont contribué à encadrer les activités des jeunes cadets, il y eut Émile Cantin, dont deux des fils, Robert et Jean, ont été des cadets.

Il a consacré plus d’une dizaine d’années de ses loisirs à s’occuper de l’administration des finances de l’escadron et de l’organisation de ses activités, en plus d'accompagner les cadets à plusieurs camps d'été. Photos : Jean Cantin

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GALERIE DE CADETS

Robert Cantin, à un camp d’été à Saint-Jean-d’Iberville. Vers 1961.

Jean Cantin pose, coiffé de la caquette d’officier de son père, Émile.

René Houle s'improvise chauffeur d'autobus. Août 1963.

Même un artiste comme Jacques Doré**, l’instigateur de la boîte à chansons LA CAYUTE en 1965, a tâté, mais très, très brièvement de la vie ans les «forces», après avoir fait partie des Castors. Saint-Jean-d’Iberville, vers 1962.

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Quelques autres pièces d'archives de l'Escadron conservées par Jean Cantin


Correspondance signée par deux des officiers de l'Escadron 646 : l'adjudant A. W. Bishop et Jean-Claude Houle, responsable des fournitures. Peu de place au français, à l'époque... 1958

Le carnet de gauche contient le nom et le numéro de téléphone des jeunes Latuquois qui participèrent au premier camp d'été de l'escadron, à Clinton, en Ontario.
La reliure à anneaux de droite faisait office de répertoire des noms de tous les cadets du groupe.

Quelques-uns des cadets de La Tuque qui participèrent au camp d'été de 1958.
À noter la graphie fautive de la rue Castelneau !

L'Aviation royale du Canada fournissait ce petit carnet de notes, à feuilles lignées, aux orienteurs des écoles secondaires, dans l'espoir d'attirer dans ses rangs des candidats. Fin des années 1960.

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Trois incidents reliés à l'aviation militaire et d'intérêt pour La Tuque
pendant la Seconde Guerre mondiale.

Fin octobre 1943On est à la recherche d'un bombardier Consolidated B-24 Liberator, transformé en transport, avec, à son bord 24 passagers qui s'est écrasé le 19 octobre, quelque part au nord de La Tuque.

18 novembre 1943

Un bombardier bimoteur Anson de l'ARC fait un atterrissage forcé dans le champ d'un certain G. Hansen, sur le plateau qui est de nos jours le quartier Bel-Air, appelé à l'époque «The Flats» (les plaines). L'appareil est considérablement endommagé, mais les quatre membres d'équipe s'en sortent sans blessures.

Avril 1944
Décès de deux militaires apparentés à des résidants de La Tuque.



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Un témoignage récent d’un Latuquois sur les Cadets de l’air.

Celui de Luc Abel : http://luc1990.skyrock.com/

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** Jacques «Coco» Doré. Peintre et sculpteur, il a exposé autant dans son patelin natal que sur trois autres continents. Je reparlerai de cette carrière artistique.

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vendredi 20 août 2010






La première église d’Eugène Corbeil à La Tuque

Je n’avais pas encore vu ces photos [1] qui dateraient de 1948 et qu’aurait prises l’architecte trifluvien Ernest Denoncourt, de passage à La Tuque dans le cadre de la construction d’une nouvelle école, l’ «Externat des filles», la future École centrale, érigée à l’angle des rues Saint-Joseph et Saint-Eugène, toujours en usage.

Denoncourt avait dessiné les plans de l’école, comme cela avait été le cas, en 1937, pour la conception d’un ajout à l’école Saint-Zéphirin.

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Photo prise depuis la rue Saint-Georges.

Le côté ouest de l’église et la sacristie, détachée du bâtiment et installée à angle.

On distingue le mur nord de la seconde église, de même que le jeu de tennis [2] situé parallèlement à la rue Saint-Georges.

Le mur est, aperçu depuis l’angle des rues Saint-Georges et Saint-Antoine donne une idée de la raideur de la pente. On a dû installer l’édifice sur des pilotis.

Le mur de l’Ouest et la façade, donnant sur le Sud.


Le mur de l’Est et la façade.

Cette photo permet de mieux voir comment on a arrimé la sacristie à l’église.

On peut voir les traces (en sombre), sur le mur arrière de l’église, de la surface occupée par la sacristie avant qu’on la détache.On a installé un couloir-balcon pour passer d'une partie à l'autre.

La photo, prise le 6 août 1948, à partir de la rue Saint-Joseph, à la hauteur de la rue Saint-Eugène, donne une idée de l’état des travaux de la construction de l’École centrale et permet de voir la présence, à l’arrière-plan, des deux églises.

On notera aussi le «Curb Service», qui deviendra le Pignon Rouge. Le revêtement extérieur du mur du sud est inachevé.

On reconnaîtra aussi l’immeuble blanc sis au coin de Saint-Joseph et de Saint-Louis, encore debout de nos jours, et quelques maisons de cette dernière rue.

8 octobre 1948, la structure métallique de

l’École centrale prend forme.

À l’arrière-plan, on perçoit une partie de l’usine de la Brown Corporation.

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Gaston Gravel m’a fourni cette photo du chœur de la première église.

[1] Les photos proviennent des archives du Centre interuniversitaire d'études québécoises.

[2] Cette carte postale, vraisemblablement des années 1940, peut-être 1950, permet de situer l’emplacement du jeu de tennis et de la sacristie déplacée.

On y voit une bonne partie du secteur dit «De L’Aut- Côté-du-Lac». On y distingue les rues Saint-Paul, Saint-Augustin et Saint-Louis, orientées nord-sud, de même que la rue De la Plage, au nord du lac Saint-Louis..

En haut, à gauche, la grange de la Brown Corporation, bâtie au début des années 1920, le long de l’avenue Brown, puis l’école Saint-Michel, érigée en 1921.

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dimanche 15 août 2010




La résidence de ROMULUS DUCHARME en 1948

L’architecte trifluvien Ernest Denoncourt, qui dessina les plans de l’École centrale, érigée en 1948 et 1949, profita de son séjour à La Tuque pour prendre en photos la résidence de Romulus Ducharme, ainsi que la première église paroissiale de Saint-Zéphirin, qu’on a déplacée à l’angle des rues Saint-Antoine et Saint-Georges et qui sert d’école.

Voici cinq vues de cette première résidence de la famille Ducharme, tirées des archives en ligne du Centre interuniversitaire d’études québécoises.

Les photos sont de 1948.

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La façade de la maison, voisine immédiate de la cour du «collège» Saint-Zéphirin, donne 1910 comme date de construction.

À l’époque le numéro civique était le 273, rue Commerciale.

À l’avant-plan, notera la religieuse, accompagnée d’une fillette, pensionnaire sans doute de l’orphelinat situé un peu plus bas, rue Commerciale, passé la côte de l’hôpital.

Le côté sud.

À droite, on distingue clairement, une partie de la façade de l’école Saint-Zéphirin.


Le mur arrière, donnant sur l’Ouest et le futur quartier Bel-Air.

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Les débuts de l’avocat Ducharme furent modestes. Il fut le premier de sa profession à s’établir de façon permanente à La Tuque, dont il sera le premier conseiller juridique.

Il se lancera d’abord en politique dans l’arène fédérale, avant d’être élu une première fois à l’Assemblée législative de Québec en sous la bannière de l’Action libérale nationale, en 1931, comme représentant du comté de Laviolette. Puis, il suivra Maurice Duplessis, fondateur de l’Union Nationale.

Il remporta son siège de député unioniste à huit reprises, de 1936 à 1962. Il se retira de la politique en 1966. Il décédait à La Tuque, le 15 février 1976.

1936

En juin, Ducharme est hospitalisé à Québec et ne peut siéger à l’Assemblée législative.

En septembre 1936, Ducharme, député dans l’opposition, et le maire de La Tuque de l’époque, qui fut candidat du Bloc populaire à la même élection, rencontrent des représentants gouvernementaux pour leur soumettre une demande de route menant au Lac-Saint-Jean. Il leur faudra attendre près de 30 ans pour l'obtenir.

Une photo d’unionistes heureux, leur ami Ducharme vient d’être encore réélu : Réal Gravel, F.-X. Lamontagne, Oscar Fontaine, Ducharme, Aldori Dupont, Idola Duchesne et Lucien Ringuet. Tous arborent le ruban portant le patronyme du député, disposé à la verticale.

Photo aimablement fournie par GASTON GRAVEL

Des citoyens et citoyens contestent l'évaluation de leur propriété. Parmi eux, le producteur agricole Rosaire Bouchard, qui a des édifices à logements, un député à la retraite, Marie-Paule Vézina, Pierre Vézina et le Club de golf et curling.

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Yves Guillemette, créateur du site LA TUQUE, DES GENS, DES LIEUX, DES ÉPOQUES, a inscrit deux photos récentes (août 2010) de la deuxième maison occupée par la famille Ducharme, construite sur le même lot, voisine du Complexe culturel Félix-Leclerc, boulevard Ducharme.

http://www.facebook.com/home.php#!/photo.php?pid=31430431&op=1&o=all&view=all&subj=106491422718720&aid=-1&oid=106491422718720&id=1003003925&fbid=1483124710423

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