vendredi 14 mai 2010





Il y a 55 ans … le retour du trio d’aviateurs latukois

Tout récemment avait lieu la 35e inspection annuelle de l’Escadron 636 des cadets de l’air La Tuque.

La formation de ce corps faisait déjà partie des plans d’anciens membres de l’Aviation royale canadienne au moment de la création de l’Aile 312 de la RCAFA (Royal Canadian Air Force Association), appelée parfois, dans un rare élan de francisation, le Corps royal d’aviation du Canada, quand ils reçurent leur charte, en 1955.

C’est donc les 12 et 13 février 1955 que fut célébrée, en grandes pompes, la remise de la charte au président de l’aile latuquoise, W. A. Bishop. Le conseil administratif se composait également d’Onésime Tremblay, premier vice-président, de Marcel Roy, second v.-p., de Joseph Tardif, secrétaire, et d’Yvon Riberdy, trésorier.

La remise s’est faite le samedi 12, au Community Club, puis, elle fut suivie d’une soirée de danse à l’hôtel Royal, rue Saint-Louis, pour y célébrer l’événement. Le lendemain, une vingtaine de musiciens de l’Aviation donnait un concert dans la grande salle de l’École Centrale.

Photo prise au Community Club, lors de la fondation de l’Aile 312 de la RCAFA à La Tuque.(Photo : Roland Lalancette - Archives d'Hervé Tremblay)

Parmi les membres, les trois jeunots qui avaient brièvement fait partie de l’Aviation, en 1954 : Léo Ménard, Jacques Lavoie et moi-même. Dans le groupe, outre les membres du comité administratif, on pourra aussi reconnaître les figures de Roger Duchesneau, Jean-Paul Aubé, Aurèle Boily, Fernand Ouellette, Anatole Côté, Gérard Sullivan, J-C. Bilodeau, Jean-Claude Houle, J.-P. Sicotte, Marcel Bouchard, Chauncey Adams, J.-P.-G. Caron, Zoël Frenette, John Kinsey, W. H. Stroud, Gaston Matte, Philippe Noreau et R. Séguin et quelques autres.

L’Écho de La Tuque

Cette photo de groupe fut prise vers 1955. Agenouillés, ou accroupi, à l’avant, de nouveau, les trois aviateurs qui, de retour à la vie civile, ne semblaient pas avoir encore trouvé l’âme sœur...

À droite, deuxième rangée, Marcel Courteau. À l’arrière, deuxième dame de la droite, Thérèse Danis. (Photo : Roland Lalancette - Archives d'Hervé Tremblay)

Vers 1956. De gauche à droite, Onésime Tremblay, Herbie Monahan, Joseph Tardif, C.E.S. Brown (pasteur de la paroisse anglicane St. Andrews de La Tuque, de 1941 à 1962), A.W. Bishop, Sutherland, un inconnu, Jean-Paul-Aubé, Roger Duchesneau, Jean-Claude Houle. Photo fournie à titre gracieux par Gaston Gravel.

En compagnie de leur conjointe, à l'avant, Onésime Tremblay, Jean-Claude Houle, Fernand Ouellet, A.W. Bishop. À l'arrière, Jean-Paul Aubé, Herbie Monahan, Gerry Sullivan, Marcel Courteau, Joseph Tardif, le pasteur C.E.S. Brown. Photo aimablement prêtée par Gaston Gravel.



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Pique-nique organisé par l’Aile 312, vers 1960. À l’arrière-plan, Marcel Roy.

Au centre, de profil, Gerry Sullivan et son épouse s’occupent du lunch de quelques jeunes participants, dont Robert Cantin, qui,lui, a bien repéré l’objectif de l’appareil photo de sa mère, braqué sur lui… (Photo : Maizy Lee Cantin - Archives de Jean Cantin)

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Les anciens combattants et les gens qui avaient fait partie des forces armées canadiennes ont été des intervenants importants, par l’implication de leur association, la formation de corps de cadets de l’air, entre autres, dans la vie sociale de La Tuque.

L’EXPOSITION COMMERCIALE

C’est ainsi que plusieurs de ses membres, qui appartenaient aussi à la section 31 de la Légion canadienne, dont l’existence, à La Tuque, remonte à février 1931, ont organisé, en 1956, la première foire commerciale de La Tuque, semblable au récent Salon des commerçants et artisans tenu récemment. La foire, installée dans le vieil aréna situé derrière le Community Club, constituait un événement social et économique important dans la communauté de l’époque et l’Aile 312 y avait habituellement un kiosque.

Les organisateurs de la troisième foire commerciale (1958) remercient la population latuquoise et les exposants et les commerces (dont beaucoup sont aujourd’hui disparus) et les compagnies qui ont fourni des prix à cette occasion. L’annonce rappelle d’ailleurs que plusieurs gagnants n’ont toujours pas réclamé le leur.

La liste est intéressante, car elle constitue un inventaire substantiel des magasins et des services disponibles à La Tuque il y a un demi-siècle.

Préparation de la quatrième foire (1959)

En 1961, il semble y avoir eu moins d’exposants et davantage de stands de jeux. On joue de la «fibre patriotique». En ce cinquantenaire de la ville, c’est l’endroit idéal pour y fêter le «Dominion Day»…

The Shawinigan Standard, 23 juillet 1958.

Sauf erreur, la foire s’est tenue par la suite au Colisée, nouvellement construit.

Ce sont les Canadiens de Montréal qui, le 27 septembre 1962, inaugurèrent officiellement le Colisée. Ils affrontaient le club Canadien Junior d’Ottawa-Hull, que dirigeait alors Scotty Bowman.

Avant même son ouverture, on parlait d’avoir une équipe de hockey qui se mesureraient à quelques-unes du Lac Saint-Jean (La Voix du Lac Saint-Jean, Saint-Félicien, 28 mars 1962).

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ACTIVITÉS DE L’AILE 312

L’Association des anciens de l’Aviation a organisé des activités sportives, dont des tournois de curling où se sont distingués des Latuquois. En 1961, ce furent Jos Tardif, Albert Gohier, Joe Sullivan et Denis Allard, qui avaient défait l’équipe de Larry Loken.La même année, un autre Latukois, le capitaine d'Aviation Ken Ruel fut décoré de la C.F.D., la Décoration des Forces canadiennes pour ses 12 années de service.

Carte de membre de la RCAFA de Hervé Tremblay.

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Suite à mon épisode précédent...

Yvon Tremblay, vers 1955 (Archives d'Hervé Tremblay)

À Saint-Jean-sur-Richelieu, où je suis passé pour y faire mon entraînement de base, j’avais rencontré Yvon Tremblay, un Latukois d’origine qui sera par la suite électricien à l’usine de la C.I.P.

Une anecdote savoureuse sur sa famille

Son père avait eu un garage, à Shawinigan, qui fut transformé par la suite en salon mortuaire. Ironie du sort, c’est là que la carrosserie du garagiste fut embaumée.

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Et voilà qu'il y a 69 ans, aujourd'hui, on lançait le Shawinigan à Lauzon.


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Souvenir d’un aviateur de la Seconde Guerre mondiale

Marc Ringuette, fils d’André, natif de La Tuque, m’a autorisé à reprendre cette photo de son oncle Jules, ancien pilote de la RCAF. La photo a été initialement inscrite par Marc sur la page Facebook I COME FROM LA TUQUE, ainsi commentée.

« Jules Ringuette, l'aîné de mes oncles et pilote, frère de Lucienne (Paulo Ruel), Simone (Roland Girard), Fernand, André (mon père) et Michel (Monique Bilodeau). Il a dû inspirer mes cousins Guy (contrôleur de l'air) et Pierrot (pilote), fils de Lucienne et Paulo Ruel, dans leur choix de carrière ! » (Fonds Lucienne Ruel – Société d'histoire de La Tuque)

« Toute la fratrie de mon père est née et a grandi à La Tuque. Mes grands-parents, Michel Ringuette et Aurore Lacerte, sont montés de Saint-Étienne-des-Grès pour y fonder famille vers 1920. Jules est né en 1921.
Je sais que Jean (1941), on a toujours dit Jeannot pour mon cousin, l'aîné chez Jules, est né au Cap-de-la-Madeleine. L'école de pilotage y était. Jules avait-il déjà quitté pour la guerre ? Depuis combien longtemps ?
À savoir si Jules, avec Carmela Trottier comme épouse, ont vécu à la Tuque ... Mon oncle portait déjà l'uniforme quand ils se sont épousés. Ils se sont établis à L'Ancienne-Lorette, après la guerre (encore une histoire d'aéroport).

Papa a quitté La Tuque pour ses études en 1945 ou 1946. Il revenait travailler pour la Brown comme étudiant l'été. En 1951 il s'est établi à Granby, après un stage à Hamilton (Ontario). La Westinghouse y ouvrait ses usines. Au bout, il n'y a que Lucienne (1922) et Paulo Ruel qui sont restés à La Tuque pour une deuxième génération (Guy & Pierre). Pierre y est toujours (au Lac-à-Beauce). »

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Bernard Lejeune, originaire de La Tuque, de la famille des Lejeune bien connue à La Tuque – rappelez-vous la quincaillerie J. O. Lejeune, rue Commerciale, voisine de l’hôtel Windsor –, a publié en 2008 un essai, À la recherche de l’Étoile France-Allemagne (Histoires de soldats latuquois), dans lequel il s’intéresse à des anciens combattants de la ville, surtout à Albert Harvey, son grand-oncle, tué à la Seconde Guerre mondiale. On y trouve l’histoire d’une vingtaine de soldats.

Son livre a été publié à L’Assomption, à compte d’auteur.

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Deux incidents reliés à l’aviation et qui se sont passés à La Tuque.

Le 22 juin 1955, en début d’après-midi, une explosion se fait entendre près de la piste de l’aéroport. Un chasseur à réaction, un Avro CF-100 Canuck de l’ARC, de fabrication canadienne, s’est écrasé en tenant un atterrissage d’urgence. Son pilote, J.G. Zaleschuk, et son navigateur, J.-M. Arsenault, y trouvent la mort.

Au début de mai 1962, l’équipage d’un avion cargo de l’ARC, un C-119, fut plus chanceux quand le pilote a pu poser son appareil sur la piste après qu’un des moteurs eut flanché.

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Un rare objet de collection … bien latuquois !

Gaston Gravel me signale la mise en vente, sur eBay, de ce verre, fabriqué à l’époque pour les Breuvages Gaudreault.

Un morceau, fragile, de notre petite histoire, qui trouverait bien sa place dans un musée d’interprétation qui trouverait sa niche dans un Community Club rénové. Ce serait une formidable initiative qui mettrait en valeur l’histoire commerciale et industrielle de notre ville centenaire.

Les Breuvages Gaudreault, embouteilleurs de Pepsi et de Seven Up, produits concurrents de Coca-Cola, que «brassa» longtemps Émile Fontaine avant que son fils, Misaël, ne prenne la relève, distribuaient ces «liqueurs douces» de marque VOGUE, aux saveurs diverses : fraise, crème soda, racinette, orange, etc.

Il y eut d’autres distributeurs, dont celui de l’orangeade Nesbitt, Wilbrod Girard, décédé récemment. Je demande bien s’il n’offrait pas aussi le cola Donald Duck dans sa gamme de produits.

Le canard de Disney est tiré du Shawinigan Standard, septembre 1953.

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Éphéméride

Élections à l'Harmonie de La Tuque en 1954. On y reconnaîtra plusieurs noms connus : Adélard Potvin, Gaston Hamel, Lenny Rowluck, Yvon Bouchard, Gérard Lachance, Philippe Journault, Denis Belisle, Léger MArtel, Julien Dion, Paul-André Moisan.

dimanche 18 avril 2010



Un trio latukois dans l’Aviation royale du Canada

Jacques Lavoie – Léo Ménard – Hervé Tremblay

En 1954, à 18 ans, je quittais la maison de mes parents, érigée depuis des décennies sur ce bout de rue appelé, jusqu’à l’année précédente, «le Pied de la montagne» (1), et auquel on a donné finalement le nom de rue Élizabeth. Belle attitude de colonisés : c’était le nom de la nouvelle «chef »du dominion du Canada. Ce n'était pas nouveau : la ville compteit déjà une rue Kitchener, bizarrement nommée en l’honneur d’un maréchal britannique !

Comme le chômage était élevé et que les emplois, plutôt rares, j’ai pensé que m’engager dans l’Aviation pourrait être un façon d’apprendre un métier, en plus de pouvoir y perfectionner mon anglais et, surtout, d ‘avoir l’occasion de voir du pays.

Journée de ma promotion, Saint-Jean-d’Iberville, le 10 juin 1954.

1. Saint-Jean-d’Iberville, Québec

Mon séjour dans les forces aériennes a commencé à Saint-Jean-d’Iberville.

Là, j ‘ai rencontré deux autres gars de La Tuque : Léo Ménard et Jacques Lavoie, qui, par la suite, seront bien connus de la population d’ici pour leur implication dans le milieu.

Le trio latukois dans ses quartiers, révisant ses notes de cours :

Hervé Tremblay, Léo Ménard, Jacques Lavoie. Saint-Jean-d’Iberville, 1954.

Le premier sera annonceur à CFLM, la station de radio qui ouvrit ses ondes en octobre 1959; le second fera dans l’immeuble, après avoir travaillé à l’usine de la Canadian International Paper, la C.I.P. Et il fera une courte carrière publique à l’hôtel de ville.

J’ai donc passé six mois à Saint-Jean pour y apprendre l’anglais, y recevoir ma formation militaire base, apprendre à tirer !

Hervé Tremblay et Jacques Lavoie chez l’oncle de ce dernier, à Cornwall, en Ontario.

Hervé Tremblay et Léo Ménard, sur la rive de la Richelieu, 1954.

2 Borden, Ontario

Hervé Tremblay et Jacques Lavoie, à Cornwall, en Ontario, 1954.

Pendant les six mois que j’ai passé à Borden, j’ai suivi des cours de mécanique, en «air frame», disait-on, à l’époque. Il s’agissant d’apprendre à réparer la structure d’avions à partir de matériel neuf ou usagé.

Léo Ménard et Hervé Tremblay devant le restaurant Dundas, à Montréal, 1954.

3. Portage La Prairie, Saskatchewan

Avec des camarades francophones (Lévesque, Dubé, Doucet, Pellerin), devant le mouvement commémoratif de la Première Guerre mondiale, à Saint-Boniface, au Manitoba.

En Saskatchewan, à Portage La Prairie, il y avait des pilotes venus d’un peu partout, des militaires appartenant au pays de l’OTAN qui venaient s’y entraîner.

C’est là que j’ai pu mettre en pratique mes cours de mécanique. Cependant, nous, jeunes apprentis, nous étions appelés aussi à remplir toutes sortes de besognes, depuis celle de jouer aux pompiers jusqu’à la récupération des restes d’humains décédés lors d’un écrasement d’avion.

Ce qui m’intéressait surtout, c’était d’apprendre les méthodes d’enquête pour devenir policier militaire. J’aurais bien aimé faire partie de ce corps, mais j’ai dû déchanter, car j’étais trop jeune… Il fallait être âgé de 21 ans pour devenir M. P.

C’est ainsi que j’ai demandé à être démobilisé.

4. Borden

Je suis finalement retourné à Borden pour y être démobilisé.

Mon expérience dans l’Aviation m’a appris que les francophones n’y avaient pas vraiment leur place. Ils avaient beau se classer le plus souvent au tableau d’honneur pour toutes sortes de raisons, le climat n’était pas favorable au fait français. Nous étions dans la RCAF !

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Le NCSM Shawinigan. Timbre Émis par Postes Canada en 1998.

À Portage-La Prairie, j’avais fait la connaissance d’un type de Shawinigan, Gaétan Pelletier. Voilà que je me rappelle de ce bateau, une frégate de la Marine canadienne, qui portait le nom de cette ville et qui a été l’objet d’un timbre, en 1998.

En service de 1941 à 1944, le bâtiment coula, avec son équipage de 91 matelots, dans le détroit de Cabot, au large de Terre-Neuve, le 24 novembre 1944, torpillé par un sous-marin allemand.

Le NCSM La Tuque

Écusson de la frégate La Tuque.

Je ne sais pas si ces marins, qui ont servi sur la frégate La Tuque, de 1941 à 1944, quand on l’a remodelée pour en faire le Fort-Érié, ont jamais su où était située cette ville.

Le Fort-Érié a été envoyé à la casse en 1966.

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Léo Ménard

Originaire de La Tuque, Léo sera annonceur à CFLM de 1963 à 1968, avant d’être engagé par CJMS, la station mère du réseau Radiomutuel, à Montréal. Il y restera 14 ans avant d’occuper d’autres fonctions dans le domaine de la radio.

Léo a animé une émission sur la pêche et la chasse. Ici, dans le studio de CFLM,

entouré d’un filet et d’une canne a pêche et coiffé d’une casquette, il prodigue ses conseils à ses auditeurs.

Concours de dessins d’enfants à l’occasion de Noël. Vers 1965.

Les trois photos de Léo sont tirée de «Projections 1979», publication de l'Écho de La Tuque.

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JACQUES LAVOIE

Jacques Lavoie et Hervé Tremblay, sur une bûche plus que centenaire, à Cornwall, en Ontario.

Jacques Lavoie a longtemps travaillé à l’usine de la C. I. P., avant de se lancer dans le domaine de l’immobilier.

Le 2 novembre 1963, il fut élu échevin du quartier 3, en remportant l’élection, par 154 voix, sur ses deux adversaires : Yvon Messier et Yvon Renaud. En septembre 1973, il annonce qu’il fera la lutte au maire sortant Lucien Filion. Odin Olsen, défait en en 1967, sera également de la course.

Jacques donne des conférences de presse, lance un journal, qu’il distribue de porte en porte. Tout cela bien en vain : le 4 novembre, dépouillement des votes. Jacques, avec 14,6% des votes (713), est bien loin de Filion (77,3%, 3793 votes), et devance Olsen (8,1%, 399 votes).

En 1977, dans son livre Histoire de La Tuque à travers ses maires (page 180), Filion écrit que la campagne de Jacques avait pris des allures de la fable de La Fontaine, «La Grenouille et le Boeuf».

Jacques Lavoie, en route, sur le pouce, vers La Tuque.

Archives d’Hervé Tremblay.

Page publicitaire parue dans le cahier spécial de L’Écho de La Tuque «75 – C’est plein d’avenir… La Tuque 1911-1986», publié le 17 juin 1987.

Merci à Françoise Bordeleau de m'avoir rappelé la parution de ce placard.

Jacques va s’impliquer dans les Cadets de l’Air, de même que l’un de ses employés, Jean-Claude Houle.Jacques est décédé il y a quelques années.

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(1) Deux résidants de cette artère, simplement désignée sous l’appellation de «Pied de la Montagne», sans numéro civique, sont répertoriés dans le bottin de juillet 1949 de la Cie de téléphone La Tuque Falls Que. Il s’agissait de Jos Régnier (117s2) et d’ Aurélien Cantin (117s4)... Ding ! Dong ! Sonnez 2, sonnez 4 !

En 1988, Télébec, qui s’était portée acquéreur de La Compagnie La Tuque Téléphone, choisissait une toile de Jean-Guy Des Lauriers pour illustrer la couverture de ses bottins régionaux.

« Si La Tuque m’était contée », œuvre de Jean-Guy Des Lauriers, 1985.

SOURCE : Quatrième de couverture du cahier de L’Écho de La Tuque,

publié le 17 juin 1987.

C’est ainsi que cette scène représentant la fameuse montagne qui a donné son nom à la ville s’est retrouvée sur la page de couverture de plus 220 000 bottins, distribués un peu partout à travers le pays du Québec.

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COMMENTAIRE REÇU

Jacques Dufour me précise qu'il a été le partenaire d'entraînement à la boxe de Jacques Lavoie.

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samedi 20 mars 2010

Quelques portraits de groupes anciens

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La populaire page I COME FROM LA TUQUE (dommage que l’on s’obstine à ne pas vouloir en franciser le titre) est devenue une galerie presque incontournable de photos sur La Tuque. Plusieurs ont très grande valeur historique, car on y retrouve quantités de renseignements sur des organisations, des événements marquants de l’histoire de la ville et également des documents qui permettent d’en constater les changements sur le plan de la géographie.

Cette page de FACEBOOK compte près de 2000 membres qui y ont inscrit près de 1800 photos, souvent accompagnées de renseignements socio-historiques pertinents. Il y a un « hic », dans cette intéressante encyclopédie illustrée, c’est qu’on ne peut pas agrandir les illustrations, à moins d’en faire des copies et de les importer.

On peut le faire cependant à partir de celles qui sont publiés dans des blogues comme le mien, ce qui permet aux gens d’y reconnaître un parent, un ami, une connaissance.

C’est ainsi que j’ai demandé à des utilisateurs de cette page leur accord pour reprendre ici des photos parues sur I COME FROM LA TUQUE.

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Les portraits de groupes repris ici avaient été puisés, sauf indication contraire, dans l’ Album souvenir du cinquantenaire des frères maristes. La Tuque, publié en 1961.

Les légendes qui les accompagnaient sont toutefois incomplètes, parfois même erronées.

Je serais heureux de recevoir toute précision me permettant d’identifier ces élèves et de mettre des dates sur ces documents.

Je récrirai les légendes en fonction des renseignements qu’on voudra bien me communiquer.

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Les années 1920 : musiciens et cadets

Groupe de tambours et clairons – 1920

Eugène Rivard, Marcel Rochette, (?) Lafrenière, Joachim Crête, Gaston Dontigny, Chauncey Adams, Frank Adams, Origène Rioux, Édouard Bolduc, (?) Goudreault, Lorenzo Lamontagne, Jean-Marie Hardy, R. Beaulieu, Lucien Hudon, Albéric Martel, (?) Grenier, Wilbrod Fortier, Eugène Bolduc, Odilon Duchesneau, (?) Lavoie, (?) Crevier, (?) Moore, Armand Lamontagne, Émilien Bergeron, Alexandre Martel.

Corps de cadets

Eugène Rivard, Marcel Rochette, (?) Reynier, Léopold Pilon, Roméo Genest, (?) Bélanger, Jean Genest, Eugène Bouchard, Charles-Henri Gilbert, (?) Goudreault, (?) Brassard, Gaston Dontigny.

À l'arrière-plan, l'édifice de la boulangerie Comeau, occupé ensuite par celle d'Odilon Fluet. À droite, la rue Commerciale.



« Les musiciens du frère Martinien - 1923 »
Eugène Boudreault, Charles Marceau, Pierre Potvin, Valère Duchesneau, René Léonard, Thomas-Louis Lavoie, Grégoire Leclerc, Alfred Hamel, Wilbrod L'Espérance, Louis-Philippe Gravel, Joseph Nadeau, Simon Lavoie, Oswald Adams.

«Clairons et tambours du frère Martinien - 1920 »

Photo reproduite dans l’essai de Lucien Filion (L’histoire de La Tuque à travers ses maires, 1977), lequel donne 1925 comme date. Comparez certains costumes avec ceux de la photo suivante, datée de 1920 par les maristes.

Filion est le deuxième de la droite, dernière rangée. À la grosse caisse : Félix Leclerc.

Marcel Rochette, Paul-Émile Gauthier, Auguste Lambert, G . Trépanier, Lucien Ducharme, Gérard Fecteau.

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Jeunes acteurs

Manifestations théâtrales qu’on appelait «séances»

«Palais de la Fée Bonbon – mars 1922 »

Assis : Hardy, Renald, Gilbert, Antoine Braqsard, Bernard Arseneault, Tremblay, Berard Rochette, Bélanger, Gérard Ferron.

Debout : Simard, Alonzo Bouchard, Gaspard Rochette, Lambert, Renald, Gaston Dontigny.

« Acteurs de ‘La fête au Manoir’ – Collège de La Tuque – mars 1925 »

De haut en bas, de gauche à droite, selon l’Album.

Roger Mulligan, Ducharme, Fortin, Boulianne, P. Bélanger, Richer, MacDonald, Lambert;

Trépanier, Félix Leclerc, J.-B. Gauthier, N. Adams, P.-É. Gauthier, Lucien Filion, Henri Légaré;

Beaulieu, Bouchard, Bernard Rochette, Gérard Fecteau, M. Bouchard, Lucien Ducharme.

Dans le groupe Félix Leclerc, Bernard Arseneault, Lucien Ducharme, G. Bouchard, Bélanger, Gérard Fecteau, Gaby Trépanier, Alonzo Bouchard, B. Rochette, N. Adams, Henri Légaré, Hardy, P.-É. Gauthier, Gilbert, Genest, Gravel, G. Ferron, St-Louis.

« Collège de La Tuque – ‘Les petits croisés de St-Louis’ – mars 1926 »

Bas : Léonard Arseneault, P.-É. Gauthier, Léo Ducharme, Bernard Arseneault, Lévi Marchand, Genest, Filion, Jean-Baptiste Gauthier, Norman Adams.

Haut : Bernard Rochette, Gérard Fecteau, Félix Leclerc, Lucien Filion, G. Trépanier.


« Collège de La Tuque -
DOLLARD - Champions 1925-26 »
En avant : Émilien Bergeron, Jean-Paul Gravel, Grenier, Montgrain.

À l'arrière : Origène Rioux, Philippe Gravel, René Léonard, Grenier.

Une classe de dactylographie

Les deux maristes : François-André, directeur; Paul-Joseph, assistant.

À noter, au mur, le calendrier de la Royal Bank, en anglais, bien sûr.

« LE CLUB DE L'ÉCOLE - 1925 »
Sem. Lajoie, (?) Gagné, Ulric Rivard, Adélard Potvin, (?) Simard,

Georges Lavoie, Paul-Émile-Roy, Adélard Genois.

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Les années 1940

Semaine étudiante, 1947Les choix de carrières en 1947 : pompier, bûcheron, cuisinier, évêque (!), marin, médecin.

Le policier au long bâton : Jean-Guy Fortin.

Classe de chimie
École secondaire Saint-Zéphirin, vers 1947

Première rangée, debout, à gauche : Robert Bilodeau; derrière lui, Claude Rochette.

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Apartés

Petit groupe de musiciens au Community Club de la Brown Corporation, vers 1925

Ralph Loken, assis sur le banc du piano, au centre; troisième, à partir de la droite, Antonio Scalzo.


Photo aimablement fournie par Alice Germain, tirée de ses des archives, et héritée de sa belle-mère, Ellen Loken, épouse de Ralph Loken, commis au pointage (time keeper), à l’usine de la Brown, puis de la Canadian International Paper (CIP). La famille Loken est venue à La Tuque depuis la Norvège, ­en passant par Bangor, au Maine.
Anthony Scarpino a affiché sur I come from La Tuque, une plaque affiché dans la petite église de St. Andrew's à la mémoire de
Lars Hansen Loken et de Marie G. Loken.

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Les administrateurs de l'Amicale mariste de La Tuque, en 1944


Plusieurs élèves figurant sur les photos des années 1920 sont par la suite devenus membres de ce conseil d’administration.

Maurice Gravel, trésorier; Philippe Gravel (col blanc, Brown, CIP); Louis Caron, curé de Saint-Zéphirin, Aldori Dupont, président (greffier de la Ville depuis 1939), Victor Ernest, directeur de l’École Saint-Zéphirin Thomas Harvey (col blanc, Brown et CIP); Régis-Alphonse, conseiller.

Simon Lavoie (ouvrier de l’usine); Edmond Lapointe; Adélard Potvin (électricien Shawinigan Water & Power - tambour-major de l’Harmonie); Alexandre Martel (comptable, Brown et CIP); Hector Bolduc (comptable, Brown et CIP).


Potvin, fut le tambour-major de l'Harmonie locale et Dupont est l’auteur d'une histoire de La Tuque jusqu’à 1964, demeurée à l'état de manuscrit, un texte qu’il vaudrait la peine de mettre en ligne.


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